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Techniques

Fusing:

Est une technique déjà utilisée il y a un peu plus de 3500 ans dans la fabrication d’objets de verre ouvragés. Il s’agit en fait de la plus ancienne des techniques de fabrication et de travail du verre puisque « To fuse » signifie faire fondre du verre.
Le fusing est le terme anglais employé pour désigner le verre fusionné. Les États-Unis ont été le premier pays à commercialiser une gamme complète de verres compatibles en diffusant largement leur savoir-faire, le mot s’est imposé universellement, occultant quelque peu notre contribution à la redécouverte de cette technique.
La technique du fusing consiste à superposer à la fois plusieurs couches de verres les unes sur les autres (multicouches) et de les faire fusionner dans un four électrique à haute température par exemple jusqu’à plus ou moins 820°. Après cuisson ces couches de verres forment un plateau homogène plus épais comportant les différents apports. À priori, ce processus peut sembler relativement simple mais pour réussir à fusionner les verres ensemble de manière satisfaisante, régulière et durable, il est indispensable d’avoir le matériel et l’outillage adéquats, une bonne connaissance du matériau, des techniques de mise en œuvre et maîtrise suffisante d’un certain nombre d’opérations particulières.
La fabrication d’objets en verre dans un four était jadis longue, complexe et interdisait la réalisation d’objets de grand format. La première période de prospérité de cette technique se situe en Mésopotamie et connut son apogée pendant la culture égyptienne. Au début de l’ère chrétienne, l’usage des verres fabriqués au four fut remplacé par le soufflage.
Le verre travaillé au four réapparut en Europe autour de 1870. Depuis 1980, cette technique s’est répandue aux États-Unis puis dans le monde entier.
Les verres utilisés doivent impérativement avoir le même coefficient de dilatation.
En effet, les verres ne peuvent fusionner entre eux que s’ils sont compatibles.
La difficulté est d’éliminer les tensions moléculaires du verre pendant le refroidissement des pièces car chaque type de verre a son propre coefficient de dilatation (Float glass, coefficient de dilatation entre 0° C et 300° C = 9.10-6. Verre Wasser et Bullseye, coefficient de dilatation = 90° C).

Thermoformage:

La chaleur transforme le verre en le ramollissant. On peut exploiter le matériau dans cet état pour lui faire prendre la forme des moules. Il est possible d’effectuer simultanément la fusion et le thermoformage mais il est pas recommandé de le faire si on veut préserver l’intégralité du décor qui risque de subir une déformation intempestive. Le verre commence à se déformer de façon significative aux alentour de 500° à 600°. Néanmoins, les cycles thermiques du thermoformage sont globalement un peu plus courts que le cycles de fusion, la température maximale étant le plus souvent inférieur à 700°.

 

Pâte de verre:

La technique de la pâte de verre apparaît à la même époque que le verre fusionné. Elle consiste à réaliser des objets à partir de tessons de verre que l’on fait fondre dans un moule. Pour mettre en valeur la pâte de verre, il est bon de procéder au polissage qui laissera apparaître tous les effets de la couleur et de la matière ainsi que la présence de petites bulles provenant de l’air résiduel emprisonné entre les tessons pendant la cuisson. La méthode pour réduire les bulles, est d’allonger le pallier de la courbe de cuisson lorsque la température est maximale.